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Ce blog s'intéresse à l'économie, à l'environnement et aux politiques territoriales

17 Dec

Partie 1 : La croissance économique

Publié par L'outrecuidant  - Catégories :  #économie

Partie 1 : La croissance économique

La croissance économique c'est quoi ?

 

La croissance économique est l'augmentation durable de la richesse produite ou l'accroissement de la production globale d'une zone économique selon l'idée générale de François Perroux, économiste Français qui prônait que l'économie devait être au service de l'Homme. Cette augmentation est donnée par le taux de croissance du PIB qui est mesuré généralement en volume pour ne pas prendre en compte l'inflation dans le calcul. La croissance traduit l'augmentation du niveau de vie générale des ménages.

 

La différence de la croissance économique avec le terme « développement économique » c'est que ce dernier nécessite de la croissance quantitative (biens et services en productions, augmentation du niveau de vie du pays) mais aussi qualitative pour transformer les structures économiques et sociales du pays.

 

Pour François Perroux le développement économique est la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rend apte à faire croître durablement son produit réel global.

 

Le PIB c'est quoi ?

 

Le PIB (calculé en volume) est la somme des valeurs ajoutées des unités résidentes de tous les biens et services qui transitent sur le marché (marchand) mais aussi de tous ce qui n'est pas vendu (non marchand), c'est à dire l'éducation, la santé etc.

 

Il est aussi calculé en volume, c'est à dire qu'on enlève l'inflation, ce qui nous laisse le PIB réel, qui est donc les quantités que l'on voit augmenter ou baisser.

 

C'est un indicateur économique qui permet d'avoir une vision générale sur la santé économique d'un pays mais aussi qui permet les comparaisons internationales. Il est utilisé pour connaître le taux d'investissement d'un pays, son taux d'ouverture (exportation – importation). Une utilisation fréquente en économie.

 

Quelles sont les limites du PIB ?

 

Selon Alfred Sauvy, il suffit de se marier avec sa cuisinière pour faire baisser le PIB.

 

Le PIB est un indicateur imparfait car il ne prend pas en compte un nombre important de domaines.

 

1/ Tout d'abord, il ne mesure pas le marché noir ou l'économie souterraine, c'est à dire toutes les activités illégales qui ne sont pas déclarées, ainsi que le bénévolat.

 

2/ Ensuite, et d'autant plus aujourd'hui, il ne prend pas en compte les dégradations environnementales qui produit un coût à crédit de plus en plus lourd (pollution de l'air, de l'eau, des sols).

 

3/ Ni d'ailleurs la destruction inutile des biens possédés, comme par exemple l'Ouragan Katrina détruisant la Nouvelle-Orléan mais contribuera (via la reconstruction) à la hausse du PIB. Un accident routier à d'ailleurs un effet positif sur le PIB car il stimule l'activité non marchant (la santé) mais aussi marchant (les dépanneurs, les garagistes etc) sans prendre en compte la perte de ce facteur de production par exemple.

 

4/ Le PIB ne reflète pas les inégalités car c'est un indicateur moyen qui ne calcule pas la répartition des richesses et ne reflète donc pas les situations individuelles.

 

5/ Les signaux qu'il envoie ne permettent pas de prévenir des crises économiques, écologiques et sociales et donc de permettre d'orienter les politiques économiques adéquates.

 

Nous voyons bien que le PIB possède beaucoup de défauts et c'est pour cela que l'IDH (indice de développement humain) vu le jour dans les années 1990.

 

L'IDH qu'est ce que c'est ?

 

Les Nations-Unis décide de créer dans les années 90 un nouvel indicateur de développement qui est l'IDH dont sa valeur varie entre 0 (exécrable) et 1 (excellent) qui prend en compte trois indices majeurs :

 

1/ La longévité (l’espérance de vie) qui permet de se faire une idée sur le niveau de santé d'un pays par l'accès à l'eau potable, l’hygiène, l'alimentation, logement et soins médicaux.

 

2/ Le niveau d'éducation : la scolarisation, c'est à dire de connaître le % d'enfants qui sont scolarisés mais aussi la durée de cette scolarisation.

 

3/ Le niveau de vie est le troisième palier important, c'est à dire qu'aux delà de la santé et des besoins primaires, le niveau tend à regarder l'accès à la culture ou aux loisirs par exemple.

Partie 1 : La croissance économique

Cliquez ici pour aggrandir l'image ci-dessus

Les pays en vert foncé sont ceux dont l'IDH est excellent en s'approchant de la valeur 1. Plus les pays s'approchent de la couleur rouge, plus leur IDH est mauvais (valeur 0).

 

L'IDH a aussi ses limites, car par rapport au PIB, il ne calcul ni le bonheur d'une population, ni encore le domaine du « bénévolat et le marché noir ».

 

Les limites de l'IDH peuvent être traduites notamment grâce à un rapport commandé par Nicolas Sarkozy en 2008 par la création d'une « Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social » qui a pour but d'avoir des indicateurs non plus concentrés sur des richesses quantitatives mais sur des indicateurs nouveaux de performances collectives et de bien-être.

 

Le rapport présidé par Siglitz, Sen et Fitoussi (trois économistes) demande que soit tenu compte principalement de quatre éléments :

 

1/ D'améliorer et de renforcer la prise compte de la santé dans un nouvel indicateur.

 

2/ Ils remettent en cause le calcul du PIB qui se concentre exclusivement sur sur la production de richesse et qui ne prend pas en compte les dégâts environnementaux (les coûts futures des activités humaines) dans le calcul et donc de la soutenabilité du train de vie des pays.

 

3/ D'améliorer le calcul général de la production non-marchande pour avoir une meilleur vision de la réelle productivité et production de richesse du pays.

 

4/ Une meilleure prise en compte des inégalités par le calcul de la répartition des richesses du pays (ce que l’INSEE a commencé à faire en 2009). 

 

Maintenant que nous avons qu'est ce que la croissance et comment elle est mesurée, attaquons la première source de la croissance (de la productivité). Cliquez ici.

 

Le centriste

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